Logo Coupe du monde de la patisserie Lyon 2015 SIRHA SPIRIT

FINALE 
| Publié le 2 mai 2017
INTERVIEW DES VAINQUEURS : 1ER FRANCE !
Finale

Comment vous êtes-vous préparé pour le concours ?

Equipe de France : Nous nous sommes entrainés pendant plus d’un an. Après la sélection française et la constitution de l’équipe, nous avons établi le thème.
Ensuite nous avons entamé les recherches, premiers croquis et essais chacun de notre côté, tout en mettant régulièrement nos idées en commun soit par téléphone, email et lors de nos rencontres.
Les essais se sont donc succédés, tant sur nos pièces que sur les dégustations.
Fin Octobre nous avons réalisé notre premier blanc à Paris, et dès cet instant le temps s’est accéléré, tant de choses restaient à faire, défaire ou refaire.
Nous avons passé les deux derniers mois ensemble à Paris, tous les jours dans un laboratoire à nous entrainer toute la journée.

 Pouvez-vous expliquer pourquoi avoir choisi le thème « Rock & Roll » ?

Equipe de France : Nous avons choisi le thème Rock’n Roll car tout d’abord il a parlé à toute l’équipe pour plusieurs raisons et il nous a permis de nous exprimer sur les différents matières à traiter :

  • De par son aspect intemporel et intergénérationnel : le Rock’n’Roll est né dans les années 40-50 et il perdure aujourd’hui. Tout comme la pâtisserie, c’est un art ancien mais qui est en renaissance perpétuelle. Chaque nouvel artiste apporte du renouveau.
  •  Le Rock’n’Roll nous rappelle aussi des souvenirs d’enfance, lorsque nos parents nous faisaient écouter Les Beatles ou encore Les Rolling Stones, tant de noms qui restent encore dans les esprits même si les artistes ont disparu.
  • La puissance du thème Rock’n’Roll a aussi été très importante dans notre décision. Le Rock’n’Roll a des codes très marqués tant par les couleurs que par les formes et il a donc été très inspirant pour nous sur un plan artistique.

Il nous a permis de représenter un buffet plein de vie, puissant, tout ce que nous recherchions.

Qu'est ce qui a été le plus difficile pour vous lors du concours ? 

Equipe de France : Le jour du concours plein de soucis arrivent : L’environnement, la pression d’un jury, et le public comme dans une arène. Le matériel est différent, l’espace réduit, la chaleur ambiante,  la cellule qui ne refroidit pas.
Tous ces petits paramètres peuvent être déstabilisant.
C’est là où l’on se rend comptes des heures, jours et mois de préparation. Chaque geste répété, essais, réflexions des coachs vous permettent de réagir.

Quelle épreuve vous a posé le plus de difficulté ?

Equipe de France : Nous avons tous les trois rencontrés des moments difficiles sur nos différentes sculptures et travail respectif.

Bastien : Pour ma part, le bloc de chocolat à sculpter ! Cette année, contrairement aux autres éditions, le règlement imposait de sculpter un bloc de chocolat et il ne pouvait pas servir de base à la pièce. N’étant pas sculpteur, sculpter en direct lors d’un concours dans un temps limité était un vrai challenge. Avant d’arriver au résultat final, je me suis entrainé sur pas moins de 40 blocs de chocolat.

Jean-Thomas : J’avais en charge l’entremet glacé mais aussi  la sculpture sur glace : une rockeuse tenant un micro appuyée contre une enceinte.
La principale difficulté est la chaleur ambiante et la fonte de la glace. Il fallait être rapide et précis. Sculpter les détails à la fin.

Etienne : Le temps est le plus dur à gérer. J’ai eu des soucis à monter mon entremets chocolat avec le congélateur qui ne refroidissait pas ! Il a fallu rattraper ce temps perdu.

Cette année marque la 15ème édition de la Coupe du Monde de la Pâtisserie. Quelle est votre vision du concours ? Qu’a-t-il apporté à la pâtisserie depuis sa création ?

Equipe de France: La coupe du Monde de la Pâtisserie est aujourd’hui un combat acharné entre différentes équipes pour dérocher ce titre. Chaque candidat donne son maximum. C’est l’occasion pour chacun  de représenter son pays sur une scène internationale.
Au-delà de cela, le plus impressionnant est ce côté fédérateur qu’a apporté la Coupe du Monde. Réussir à réunir tant de pays autour de notre métier est impressionnant ; 23 nations sélectionnées pour la finale.
Et c’est au fil des années que ce concours a su mettre en valeur le métier de pâtissier et faire évoluer notre profession : beaucoup de nouvelles techniques ont vu le jour à la Coupe du Monde de la Pâtisserie. Il est aussi un excellent stimulateur pour les jeunes pâtissiers.

Vous avez accédé à la plus haute marche du podium, comment avez-vous vécu votre victoire ?

Bastien: Participer à la Coupe du Monde de la Pâtisserie était pour moi un rêve, alors gagner ce concours est encore plus intense. Mais sur le moment, j’avoue que je n’ai pas vraiment réalisé que nous avions gagné. J’ai toujours du mal à y croire d’ailleurs !

Jean-Thomas : Ça va tellement vite ! Beaucoup d’émotions et de la joie. Le tout partagé avec mes amis et ma famille.

Etienne : C’est difficile à décrire. Un grand soulagement finalement à l’issue de l’épreuve mêlé à l’inquiétude au vue de la qualité du travail des autres équipes. Lors des résultats, une grande joie, encore plus grande à la vue du bonheur manifeste de notre entourage. C’est vraiment un moment de folie.

Maintenant que vous êtes champions du monde, qu'avez-vous prévu pour la suite ?

Bastien: Gagner la Coupe du Monde de la Pâtisserie n’est pas un aboutissement ; ce n'est que le commencement. A court terme je vais d’abord profiter de ma famille et ensuite je vais réfléchir à de nouveaux challenges professionnels

Jean-Thomas : A court/moyen terme toujours des concours ; je prépare la coupe du monde de glacerie en Italie en janvier 2018 ainsi que le MOF glacier. Je continuerai également à effectuer des formations/démonstrations et à travailler au sein de la maison Louis François

Etienne : Continuer dans la même dynamique que ces dernières années. Chercher à progresser, se remettre en question tous les jours. Les projets ne manquent pas. La coupe du monde est une passerelle vers de nombreuses opportunités. . Pour l’instant, je me concentre sur des formations, démonstrations en France et à l’étranger.

Pour terminer, pouvez-vous résumer votre aventure au Sirha 2017 en trois mots ?

Bastien : Extraordinaire, intense, inoubliable !

Jean-Thomas : Puissant, humain, magique

Etienne : Un Sirha très particulier pour moi cette année. Je n’ai même pas vraiment eu le temps de faire le tour des halls. Mais ce sera sans nul doute mon plus beau Sirha.

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